
Arrivée chez Finaxys avec une expertise DevOps, Soukaina a accepté un défi inattendu : endosser le rôle de Product Owner. Un virage qui résume bien sa façon d’avancer : apprendre, comprendre, créer du lien et ne jamais rester figée dans sa zone de confort.
Des mathématiques à la tech dans le secteur bancaire
Après un diplôme d’ingénierie web et mobile à l’École Nationale Supérieure d’Informatique et d’Analyse des Systèmes de Rabat, Soukaina forge son expertise DevOps au Maroc au sein de grandes institutions bancaires (Société Générale ABS, Banque Centrale Populaire). Pour elle, le DevOps dépasse la pure technique :
« Ce qui m’intéresse dans le DevOps, c’est qu’on ne travaille pas uniquement sur la technique. Il faut communiquer avec plusieurs équipes, adapter son discours et comprendre les besoins de chacun. »
Elle rejoint Finaxys en octobre 2024 et démarre une mission à la Société Générale en tant que consultante ingénieure DevOps. Finaxys est devenue pour elle un environnement où l’on peut se sentir accompagnée, soutenue, intégrée.
« Le courant est passé très vite. Je sentais que ce serait une famille, pas seulement une entreprise. Ce qui me plaît, c’est vraiment l’ambiance familiale. »
C’est exactement ce qu’elle recherche aussi dans son métier : des relations de confiance, des échanges sincères, une collaboration fluide entre les personnes.
De DevOps à Product Owner
Sur sa mission, Soukaina intervient d’abord sur son expertise DevOps. Puis, lorsque le Product Owner en place quitte le projet, on lui propose de reprendre le relais. Le rôle est nouveau. Plus exposé. Plus transversal. Plus orienté utilisateurs. Elle accepte.
« Je ne m’étais jamais imaginée passer sur un rôle de Product Owner technique. C’était nouveau pour moi, mais j’ai accepté parce que j’aime apprendre. »
Ce choix marque un vrai tournant.
Passer d’un poste très technique à une posture de Product Owner technique demande de changer de réflexe. Il ne s’agit plus seulement de maîtriser un sujet, mais de le rendre compréhensible. De prioriser. De faire le lien. De porter une vision. D’écouter les besoins et de les traduire en actions concrètes.
Pour Soukaina, le plus grand challenge est là : sortir du détail technique pour adopter une vision plus globale.
« Le vrai challenge, c’était de sortir du réflexe purement technique. Il fallait simplifier, expliquer, adapter mon discours selon la personne en face. »
Aujourd’hui, cette double casquette lui plaît. Elle lui permet de rester proche de la technique tout en développant une vision produit. Un équilibre qui correspond bien à sa personnalité : comprendre en profondeur, mais ne jamais perdre de vue les personnes à qui le projet s’adresse.
L’IA comme outil, pas comme menace
Comme beaucoup de professionnels de la tech, Soukaina voit l’intelligence artificielle transformer les métiers. Mais elle ne l’aborde pas avec inquiétude.
Pour elle, l’IA va transformer les métiers, automatiser certaines tâches, accélérer certains processus. Mais elle ne remplacera pas la réflexion, la responsabilité, la compréhension du contexte ou la capacité à faire les bons choix.
« L’ingénieur qui restera sur le marché, c’est celui qui saura utiliser ces outils pour améliorer ce qu’il fait. »
L’IA, donc, oui. Mais pas n’importe comment.
Dans un secteur comme la banque, où les enjeux de sécurité, de conformité et de fiabilité sont essentiels, l’humain doit rester au centre des décisions.
« Il faut utiliser l’IA pour se faciliter la vie, mais il ne faut pas la laisser nous contrôler. »
Apprendre, encore et toujours
Dans la tech, tout évolue vite. Les technologies changent, les méthodes se transforment, les outils se renouvellent.
Soukaina le sait. Et c’est aussi ce qui lui plaît.
« Dans la tech, rien n’est figé: les technologies passent, évoluent et se remplacent, obligeant à apprendre en continu. »
Pour elle, la curiosité n’est pas une option. C’est une condition pour durer dans ce métier.
Lors de sa transition vers le rôle de Product Owner technique, Finaxys l’a aidée à se former : elle a pu suivre une formation dédiée qui lui a permis de mieux cerner les contours du poste, ses responsabilités et sa posture.
« Ce passage m’a vraiment challengée. Ce n’était pas évident, mais c’est là où j’ai beaucoup appris. »
Son conseil aux jeunes consultants
Il faut d’abord aimer ce que l’on fait.
« Il faut être passionné par ce qu’on fait. On ne choisit pas un domaine seulement parce qu’il y a beaucoup d’opportunités ou parce qu’il est tendance. »
Dans un métier de conseil, la communication, l’écoute, le mindset, la capacité à se remettre en question et à travailler avec les autres sont tout aussi déterminants.
« Il ne faut pas se concentrer uniquement sur le savoir-faire. Il faut aussi travailler le savoir-être. »
Pour elle, la technique compte, mais la manière de collaborer fait souvent toute la différence. Écouter les autres, accepter que l’on ne sait pas tout, rester curieux, s’auto-critiquer, être ouvert aux idées différentes.
« Il faut écouter les autres. On ne sait pas tout, donc il faut rester ouvert d’esprit et accepter d’apprendre des autres. »
Chez Finaxys, Soukaina avance avec cette volonté constante : comprendre davantage, faire mieux, et relier les personnes autant que les sujets.
Chez Finaxys, on préfère les parcours réels aux discours formatés.
À travers ces portraits, nos consultants racontent leur trajectoire : ce qu’ils apprennent en mission, ce qui les fait progresser, ce qu’ils transmettent à leur tour.
L’objectif : montrer le quotidien réel chez Finaxys, valoriser les parcours internes et donner un aperçu concret à celles et ceux qui envisagent de nous rejoindre.
Diane LAGRANGE